| Organisation
et fonctionnement de la Chambre
Sessions
parlementaires
La Chambre se réunit de plein
droit quinze jours après les élections
générales et, en vertu de la constitution, son mode de
fonctionnement est déterminé par un règlement
intérieur. La session parlementaire ordinaire de la Chambre
dure de trois à six mois par an, conformément à
une décision de cette dernière. Cependant, dans la
pratique, les sessions parlementaires durent normalement de neuf
à douze mois. Une session extraordinaire est convoquée
par le Président de la Chambre à la suite d’une
demande relative formulée par dix parlementaires, dans laquelle
sont mentionnées expressément les raisons pour
lesquelles une session extraordinaire de la Chambre est
demandée.
Séances parlementaires
Les séances parlementaires
sont publiques, elles sont habituellement convoquées tous les
jeudis et les procès-verbaux des délibérations de
l’assemblée plénière, enregistrées mot
à mot, sont publiés. Un quorum est constitué
lorsqu’un tiers au moins du nombre total des députés
est présent. La Chambre peut, si cela est jugé
nécessaire, se réunir en comité secret, à
la suite d’une résolution adoptée par la
majorité des trois quarts du nombre total des
députés.
L’ordre du jour de la
séance de l’assemblée plénière comprend
quatre chapitres : les travaux législatifs, le
dépôt des projets de loi et des documents, les questions
des députés adressées aux différents
ministères et les réponses relatives des ministres et,
enfin, le quatrième chapitre, la discussion des questions
soulevées par les membres du Corps.
Le Président de la
République peut s’adresser au parlement par messages ou lui
transmettre ses décisions par l’entremise des ministres. Les
ministres peuvent assister aux séances de l’assemblée
plénière et des commissions parlementaires,
procéder à des déclarations ou les mettre au
courant de questions relevant de leurs compétences.
Réunion du
Président et des chefs des groupes parlementaires
Au cours de ces dernières
années, un organe informel a été mis en place, la
‘’réunion des chefs’’ comme on a coutume de la
dénommer. Cette institution, qui n’est pas prévue par
la constitution ni par les règlements de la Chambre, a
été appliquée initialement pour faire face
à certaines questions principalement d’ordre pratique
concernant les travaux parlementaires, mais elle a finalement
été établie comme une institution permanente
exerçant un rôle de coordination et d’orientation
concernant les travaux de l’assemblée plénière
et des commissions parlementaires ou concernant d’autres
activités du parlement ou de ses représentants. Les
propositions et les suggestions de la réunion des chefs sont
respectées en règle générale par les
membres du parlement, mais elles ne se substituent en aucun cas aux
décisions de l’assemblée plénière, et
telle n’est d’ailleurs pas leur intention,
Commissions parlementaires
Pour l’expédition plus
méthodique des travaux parlementaires, la constitution et le
règlement de la Chambre prévoient la création et
le fonctionnement de commissions, dont la composition est
décidée par la commission de sélection. Les
groupes politiques des partis à la Chambre sont dûment
représentés à chaque commission parlementaire.
Les commissions parlementaires sont
divisées en commissions permanentes, qui correspondent aux
ministères connexes, en commissions provisoires, en commissions
destinées à un but déterminé (commissions
ad hoc) et en commissions spéciales. Un quorum est
constitué à une commission parlementaire si la
moitié au moins de ses membres est présente. Les
décisions des commissions sont adoptées à la
majorité simple. En cas d’égalité des voix, le
président ou le président suppléant de la
commission a une deuxième voix ou voix
prépondérante.
Les commissions étudient les projets de loi
déposés pour vote au corps de l’assemblée,
ainsi que toutes les questions inscrites à l’assemblée
plénière et qui leur sont transmises. En plus des
questions que lui transmet l’assemblée plénière,
chaque commission peut automatiquement examiner, si elle le
décide, dans le cadre de l’exercice d’un contrôle
parlementaire, toute autre question relative à ses
compétences. |